A LA UNE

Un 17 octobre massif entre colères, répressions et violences

Les énormes manifestations du 17 octobre ont montré l’ancrage de la colère de la jeunesse, son expansion à une colère sociale plus large et l’escalade du pouvoir dans sa surdité comme dans sa dangereuse stratégie du maintien de l’ordre.
Ainsi, à Toulouse, la police a attaqué le carré de tête syndical et blessé les premières responsables départementales. Alors que la manifestation avait été déposée en préfecture par la CGT et la FSU, et qu’elle était organisée et pacifique, le choix a clairement été celui de la répression.

La police a fait usage de grenades de désencerclement en visant le carré de tête syndical. Les deux co-secrétaires départementales de la FSU, Charlotte Andrieu et Alexandra Nougarède, une membre du bureau départemental de l’union départementale de la CGT, Pauline Salingue, et la secrétaire générale de la CGT Services Publics, Natacha Pommet, ont été blessées. Des membres des services d’ordre de la FSU et de la CGT également. Les quatre représentantes syndicales ont été évacuées. La FSU leur apporte tout son soutien. Elle exige que toute la lumière soit faite sur ces violences inacceptables et que les responsables à tous les niveaux soient sanctionnés.

Après les coups contre le carré de tête de la manifestation lyonnaise le 13 octobre, c’est la deuxième fois en quelques jours que des militant·es syndicaux sont visé·es et blessé·es par les forces de l’ordre. Plus globalement, de nombreux faits et témoignages confirment que le mouvement des jeunes est l’objet d’une répression policière inacceptable, appuyée par les propos irresponsables du ministre de l’Intérieur, qui légitime une réponse policière et judiciaire disproportionnée face à une mobilisation de jeunes mineur·es et majeur·es.
Aujourd’hui, à Paris comme dans de nombreuses villes, les forces de l’ordre sont intervenues avant même le début des manifestations, nassant les manifestant·es et les noyant à coup de lacrymogènes.

La FSU dénonce une stratégie qui met à mal l’exercice de libertés fondamentales, à commencer par celles de manifester, dans des cadres posés et organisés. Aux abois, le gouvernement s’enferre dans une stratégie dangereuse, amalgamant les mobilisations des lycéen·nes et étudiant·es, des salarié·es, des parents d’élèves et des retraité·es avec les agissements violents d’une minorité que la FSU condamne. Ce choix irresponsable qui traite un mouvement social légitime comme des « violences urbaines » ne peut qu’aggraver la situation sociale et affaiblir la démocratie, en invisibilisant les revendications qui s’expriment avec force, après 10 ans de macronisme qui laissent le pays dans un état économique et social désastreux.

Se mobiliser, exprimer des revendications, manifester pacifiquement sont des droits fondamentaux qui doivent être respectés. Une profonde aspiration à l’égalité, à la justice sociale, fiscale et environnementale traverse le pays. Le gouvernement doit cesser d’y répondre par la violence, quelle qu’elle soit et doit entendre les revendications légitimes de la jeunesse et du monde du travail.

Dès maintenant, la FSU appelle à préparer la journée du 5 novembre pour en faire une puissante journée de grève et de manifestations pour les salaires et les pensions, les services publics, et la rupture écologique. . [...Lire la suite via le lien du titre]

  QUOTIDIEN

Memento Le Mémento du SNASUB-FSU, c’est 176 pages dédiées aux personnels administratifs, ITRF et des bibliothèques (titulaires et contractuel·les) de la Fonction publique des secteurs Éducation, Recherche, Culture (voir la table des matières ci-dessous). Si vous souhaitez recevoir un exemplaire, vous pouvez contacter la section du SNASUB-FSU de votre académie, ou bien envoyer un mail à secretariat@snasub.fr [...Lire la suite via le lien du titre]

Élections professionnelles 2026 Du 3 au 10 décembre 2026, votez ! Tous les 4 ans, les agent·es de la Fonction publique élisent leurs représentant·es. En 2026, dans la Fonction publique de l'État, le vote se fera électroniquement du 3 au 10 décembre.Dans une Fonction publique mise à mal par les suppressions de postes, le manque de moyens et la dégradation des conditions de travail, le vote est un moyen d'agir collectivement. [...Lire la suite via le lien du titre]

Je trouve mon syndicat FSU 21 organisations syndicales et 200 000 adhérent.es uni.es pour peser ensemble !Rejoignez-nous en adhérant directement auprès du syndicat FSU qui défend votre métier et votre secteur d’activité. [...Lire la suite via le lien du titre]

DÉFENSE DES DROITS 

CAPA : quel bilan de la mandature 2022-2026 ? Depuis la loi de transformation de la fonction publique, les commissions administratives paritaires académiques ont beaucoup évolué à la fois sur le fond et sur la forme. Du 3 au 10 décembre, vous allez élire vos nouveaux commissaires paritaires académiques : votez et faites voter FSU ! [...Lire la suite via le lien du titre]

Le travail des élu·es au CSA et à la F3SCT Les élections professionnelles locales permettent d’élire des représentant·es du personnel au comité social d’administration (CSA) dont est issue la formation spécialisée en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail (F3SCT). La présence d’élu·es FSU dans ces deux instances est essentielle et permet de limiter les actions ou l’inaction des présidences. Nous livrons ci-après le témoignage de deux élus. [...Lire la suite via le lien du titre]

Rentrée 2026/2027 : notre action syndicale ne faiblira pas !Toutes et tous au syndicat ! Faire le choix de voter et de faire voter FSU et SNASUB-FSU, faire le choix aussi de se porter candidat.e sur nos listes, c’est la garantie de renforcer un syndicalisme de lutte – porté par des militant·es qui exercent nos métiers – et qui ne renonce pas à défendre toutes les revendications, petites, moyennes et grandes. Plus la FSU et le SNASUB-FSU auront de voix, plus nos revendications seront entendues. [...Lire la suite via le lien du titre]

FONCTION PUBLIQUE

Égalité professionnelle : la FSU refuse un accord de façade La FSU ne signera pas le projet d’accord-cadre sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique. Les intentions, les guides, les chartes et les expérimentations, ont des effets concrets très limités, voire inexistants, sur la vie professionnelle des agentes. La FSU refuse de cautionner un accord de façade.  L’égalité professionnelle ne peut se construire à moyens constants et sous contrainte austéritaire. [...Lire la suite via le lien du titre]

Appel à la mobilisation pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie Les travailleurs et les travailleuses vivent un déclassement inédit. Carburant, produits alimentaires, loyers, gaz, électricité… tout augmente sauf les salaires et les pensions. Notre pays est au bord de la récession et les plans de licenciements se multiplient dans l’industrie comme dans le commerce ou les services. Pourtant, le gouvernement dans son projet de budget aggrave encore la situation en s’attaquant notamment aux plus précaires et aux malades en gelant les prestations sociales et en réduisant le rôle protecteur de la sécurité sociale. Il baisse aussi les moyens de nos services publics et gèle le salaire des fonctionnaires pourtant en première ligne encore cet été pour sauver des vies et répondre aux besoins de la population face aux canicules et aux mégafeux. Face aux défis climatiques et technologiques qui nous attendent, une politique industrielle n’est plus une option : elle est une nécessité absolue qui fait pourtant toujours cruellement défaut. La mobilisation des lycéen·nes et des étudiant·es est légitime. Leur colère, leurs inquiétudes et leurs revendications doivent être entendues et prises en considération. Les jeunes doivent pouvoir grandir, apprendre, se former, construire leur avenir et dans des conditions dignes. Dans le respect de l’indépendance du mouvement lycéen, nos organisations partagent les revendications pour de meilleures conditions d’étude et davantage d’égalité. Nous soutenons le droit des lycéen·nes et des étudiant·es à se mobiliser, à manifester et à se réunir pacifiquement, librement et en sécurité. [...Lire la suite via le lien du titre]

EDUCATION

Mouvements lycéens : une leçon de démocratie sociale À tant expliquer que les adolescentes et adolescents ne nourrissent plus que des aspirations consuméristes, beaucoup avaient admis leur renoncement politique. La mobilisation lycéenne de cet automne atteste d’une autre réalité. Car ces prétendus obsessionnels de la consommation marchande proclament leur aspiration à faire des études et à disposer de professeurs et de locaux leur permettant de bien les faire.

Pour l’éducation, pour nos métiers, pour nos salaires Pour une école émancipatrice Aux côtés des lycéen·nes et des étudiant·es Depuis plusieurs semaines les lycéen·nes et les étudiant·es sont mobilisé·es pour exiger des moyens pour améliorer leurs conditions d’étude : moins d’élèves par classe et d’étudiant·es par groupe de TD, plus d’enseignant·es et des équipes pluriprofessionnelles au complet, des bâtiments dignes et adaptés au changement climatique, l’abrogation de Parcoursup et plus de places à l’université. La journée du 8 octobre fait de nouveau la démonstration de leur détermination. [...Lire la suite via le lien du titre]

Le 13 octobre, mobilisons-nous pour nos revendications et l’avenir de l’École ! Depuis plusieurs semaines, les lycéennes et les lycéens se mobilisent contre leurs mauvaises conditions d’études : état du bâti, inégalités, sélection pour l’accès aux études supérieures, manque de personnels et remplacements non assurés, emplois du temps intenables…Au-delà de la question des moyens, les élèves réclament plus d’égalité et la justice sociale, conscient·es que les politiques d’Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs ont abîmé les principes de l’École de la République. En dépit de mobilisations puissantes, comme celle du 6 octobre, le gouvernement n’a toujours pas répondu aux attentes des lycéennes et des lycéens. Sébastien Lecornu n’a rien annoncé de concret le 7 octobre. [...Lire la suite via le lien du titre]

Après les puissantes mobilisations du 6 octobre : le gouvernement doit répondre ! La journée de mobilisation lycéenne et étudiante du mardi 6 octobre a été une réussite. Des centaines de milliers d’élèves ont manifesté, dans une ambiance déterminée et joyeuse. Les cortèges et rassemblements se sont déroulés dans le calme, avec une présence adulte en nombre, dont nos organisations, ce dont nous nous félicitons. Le gouvernement n’a toujours pas répondu aux attentes des lycéennes et des lycéens. La lettre de Sébastien Lecornu dimanche dernier montre une profonde méconnaissance de notre système éducatif et de son fonctionnement et fait porter quasi exclusivement sur les personnels en place la résolution de la crise ! L’improvisation des dernières annonces met en difficulté les personnels et témoigne d’une cacophonie de l’exécutif là où attendrait du gouvernement qu’il apporte les réponses qui relèvent de sa responsabilité. État du bâti, inégalités, sélection pour l’accès aux études supérieures, professeur·es non remplacé·es, emplois du temps intenables… c’est pourtant bien au gouvernement d’apporter des réponses qui sont d’abord budgétaires. [...Lire la suite via le lien du titre]

Mobilisations et répression La FSU se tient aux côtés des lycéen⋅nes et des étudiant·es La FSU appelle l’ensemble des personnels à être solidaires des lycéen⋅nes et des étudiant⋅es et à leur côté en se joignant nombreux et nombreuses aux manifestations et rassemblements du mardi 6 octobre, et à se mobiliser au côté de leurs élèves et étudiant⋅es y compris par la grève.

Déclaration de la FSU au Conseil Supérieur de l’Education du 1er octobre 2026 Depuis des années, la FSU vous alerte sur l’ampleur des violences sexuelles faites aux enfants et aux jeunes et sur l’urgence d’une véritable politique publique de prévention, de repérage, de protection et de prise en charge.Nous avons demandé que l’expertise des organisations syndicales soit pleinement associée aux travaux sur l’égalité entre les filles et les garçons et la prévention des violences sexistes et sexuelles. Ces alertes sont restées largement sans réponse. Pourtant, la connaissance du terrain par les personnels aurait permis de consolider les dispositifs envisagés et d’anticiper les difficultés aujourd’hui rencontrées. [...Lire la suite via le lien du titre]

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

Solidarité avec les mouvements lycéen et étudiant En tant qu’organisations syndicales de personnels de l’Université Clermont Auvergne, nous tenons à affirmer notre solidarité avec les mouvements lycéen et étudiant en cours, dont nous partageons les revendications, et nous nous opposons à la répression extrêmement violente dont ils font l’objet. En onze jours, 6 877 gardes à vue ont été enregistrées (86 % concernant des mineurs), dont seul un tiers a donné lieu à des poursuites, et 18 enquêtes de l’IGPN ont été ouvertes à la suite de blessures gravissimes infligées à des lycéen.nes, généralement mineur.es. À titre de comparaison, le mouvement des Gilets jaunes avait donné lieu à 10 601 gardes à vue en l’espace de six mois et 26 actes. [...Lire la suite via le lien du titre]

Respect de la réglementation en matière de recours au distanciel Courrier aux président-es d'université et directeurs-trices d'établissement du 13 octobre 2026 [...Lire la suite via le lien du titre]

CONVERGENCES / POUR

Le magazine du SNASUB-FSU (syndicat national de l’administration scolaire, universitaire et des bibliothèques), Convergences, est disponible en ligne pour une lecture facilité des nouveaux et anciens numéros. Vous pouvez aussi acceder à La revue POUR - Fédération Syndicale Unitaire . [...Lire la suite via le lien du titre]

Ce qui change en octobre 2026

Voici les informations mensuelles regroupées sur les pages du service publiques. Car chacun doit être informé de ses droits. Elle présente les dernières actualités utiles et est une ressource officielle claire et à jour pour mieux comprendre vos droit. Vos élu(e)s SNASUB-FSU, sommes là si vous avez des questions et besoin d’accompagnement concernant ces évolutions. [...Lire la suite via le lien du titre]

SOCIAL

Une nouvelle aide de 100 euros pour les travailleurs « grands rouleurs » Le dispositif d’aide aux « grands rouleurs » est renouvelé pour les mois d’octobre, novembre et décembre 2026, et ses modalités évoluent, comme le confirme un décret du 15 octobre 2026. Vous pouvez vérifier votre éligibilité grâce à un simulateur, et effectuer votre demande à partir du 27 octobre. [...Lire la suite via le lien du titre]