Filtres activés : 2026 MANIFESTATIONS

CGT FERC Sup, FO ESR, SNASUB-FSU, SNESUP-FSU, SUD Education

En tant qu’organisations syndicales de personnels de l’Université Clermont Auvergne, nous tenons à affirmer notre solidarité avec les mouvements lycéen et étudiant en cours, dont nous partageons les revendications, et nous nous opposons à la répression extrêmement violente dont ils font l’objet. En onze jours, 6 877 gardes à vue ont été enregistrées (86 % concernant des mineurs), dont seul un tiers a donné lieu à des poursuites, et 18 enquêtes de l’IGPN ont été ouvertes à la suite de blessures gravissimes infligées à des lycéen.nes, généralement mineur.es. À titre de comparaison, le mouvement des Gilets jaunes avait donné lieu à 10 601 gardes à vue en l’espace de six mois et 26 actes.

Nous condamnons fermement l’absence de considération des revendications lycéennes et étudiantes de la part du gouvernement, qui, parce qu’il a contribué à casser depuis dix ans le système d’enseignement public, porte une responsabilité directe dans la situation actuelle. Nous regrettons également la réponse de la présidence de l’Université Clermont Auvergne, qui le 7 octobre, face aux mobilisations et blocages étudiants des jours précédents, a proposé aux enseignant.es qui le souhaitaient d’assurer leurs enseignements en distanciel au sein des UFR LCSH, PSSSE ainsi qu’en LCC où le doyen a permis aux cours des 8 et 9 octobre de se tenir uniquement en distanciel. Cette mesure pour le moins ambiguë nous semble peu courageuse et même pernicieuse, dans la mesure où elle contribue à diviser les enseignant.es et les étudiant.es, qui se voient ainsi privé.es de la possibilité de se retrouver pour échanger, débattre et se mobiliser en vue de construire des revendications communes.

Nous demandons à la présidence de l’Université Clermont Auvergne, d’une part de prendre clairement position en apportant son soutien aux revendications des lycéen.nes et étudiant.es, d’autre part de garantir la possibilité d’échanger, débattre et se mobiliser sur tous les sites de l’établissement. Nous rappelons par ailleurs que la bascule des enseignants en distanciel ne peut être rendue obligatoire en l’absence des avis des conseils des composantes concernées et d’un vote par le Conseil de la Formation et de la Vie Universitaire (CFVU).

Nous faisons nôtres les revendications des mouvements lycéen et étudiant : l’amélioration des conditions matérielles d’enseignement, aujourd’hui indignes ; la rénovation et l’adaptation des locaux au bouleversement climatique ; l’amélioration du taux d’encadrement des étudiant.es et l’embauche de personnels enseignant, administratif et soignant ; la suppression de Parcoursup et de Monmaster, procédure anxiogènes pour les élèves et étudiant.es qui généralisent la sélection dans l’enseignement supérieur public; la suppression des frais d’inscription différenciés pour les étudiant·es extra-communautaires et le refus d’une hausse des frais d’inscription pour l’ensemble des étudiant.es. Nous réclamons un investissement massif dans l’enseignement supérieur public, ce qui exige une refonte radicale du budget actuellement en discussion.

Communiqué intersyndical - 2026-10-14.pdf

La FSU appelle à faire la grève et à manifester demain avec les pompiers.

Nous rappelons que l'austérité budgétaire met en danger la vie des soldats du feu, tout comme celles des personnes à qui ils et elles portent secours.

Selon l'article du Monde Diplomatique du 28 septembre 2026 "Tabasser les pompiers" : Il y a une pénurie de sapeurs-pompiers professionnels et le système se maintient uniquement grâce aux sapeurs-pompiers volontaires qui "représentent en réalité 80 % des quelque 250 000 pompiers français, et assurent près de 70 % des interventions."

Les sapeurs-pompiers volontaires ont un statut extrêmement précaire (payés 8€/heure) alors qu'ils et elles doivent remplir de plus en plus de missions : lutte contre les mégafeux, bien sûr, mais aussi d'autres missions moins visibles :

"Confrontés à longueur de gardes aux violences intrafamiliales, aux « cas psy », aux personnes seules, souvent âgées et en grande précarité, aux malaises indéfinissables de vies brisées,ils font figure de solution universelle aux souffrances de la vie moderne. Dans un monde où manquent les travailleurs sociaux et les médecins, où l'hôpital public est exsangue (en psychiatrie notamment), où les protections collectives sont attaquées par des politiques de plus en plus agressives, le nombre d'interventions a augmenté de 30 % en vingt ans"

Selon un rapport parlementaire récent : "les investissements consacrés aux sapeurs-pompiers s'élèvent à environ 100 euros par habitant et par an, soit un montant deux à trois fois plus faible que les sommes consacrées aux déchets".

La FSU soutient donc les revendications de recrutement massif de sapeurs-pompiers professionnels afin de sortir de la précarité les sapeurs-pompiers volontaires et de prévenir les crises climatiques et sanitaires à venir.

La FSU appelle à la convergence des luttes : Pompiers, hôpitaux, éducation, écologie...tou.te.s réclament les moyens de remplir leurs missions au service de la société.

  • Puy-de-Dôme FSU 63 : 10h00 – Place du 1er Mai
  • Allier FSU 03 : Vichy : 14h30 Place de la Poste - Montluçon :14h30 Place Piquand - Moulins : 14h30 Place de la Liberté
  • Cantal FSU 15 : 10h00 – Devant la Préfecture à Aurillac
  • Haute-Loire, FSU 43 : 10h30 – Place de la Cadelade au Puy-en-Velay

Bravo à nos collègues de la FSU de l'Allier qui bataillent depuis plusieurs semaines pour défendre les élèves et les ouvriers de Commentry.

À Commentry, où la forge emblématique de la ville est touchée par un plan de licenciement, les écoliers devaient chanter "Les Mains d'or" de Lavilliers avec l'harmonie municipale pour un concert de soutien aux ouvriers.

L'Éducation nationale s'y est d'abord opposée, invoquant des questions de laïcité, puis de neutralité. Les syndicats enseignants ont défendu le concert, mais aussi des syndicats de l'usine qui ont alerté Bernard Lavilliers en personne. L'artiste a alors interpellé le ministère de l'Éducation, qui a fini par rétropédaler.

Contre ces tentatives de censure, les syndicats sont là pour préserver la liberté pédagogique et d'expression face à une administration de plus en plus aux ordres du néolibéralisme.

La FSU rappelle qu'à côté de la notion de neutralité et de laïcité (notions fondamentales mais tellement instrumentalisées), la République défend aussi les notions d'égalité et de solidarité. A bon entendeur...

Pour en savoir plus : Lire l'article complet de France Bleu

Lire le feuilleton relaté par la FSU 03 :